TEXTE « VÉNUS »

Dali : Saint jacques le Grand 1957

Botticelli : La naissance de Vénus 1485

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est ici dans ces coquillages que se loge la vie de la mer. C’est un habitat avec exactement ce qui nous manque : une inspiration de la forme. Dans cette collection de maisons qui appartiennent à des centaines de petits êtres qui ont construit eux-mêmes leur habitat, nous voyons une qualité que nous appelons l’invention. Il est certain que la présence divine est ici dans ces coquillages et leur humble forme de vie.

Frank Lloyd Wright

Mon approche sculpturale inspirée par les formes de l’eau et de l’air a toujours été influencée par le mouvement surréaliste et plus particulièrement par les œuvres de Merret Oppenheim, Magritte et Dali.

Pour le projet de sculpture du patrimoine, j’ai entrepris le travail avec l’idée de la représentation de la divinité chez Botticelli et chez Dali. Plus particulièrement dans leurs œuvres la naissance de Vénus et Saint Jacques le grand qui se font écho dans leurs compositions respectives et dans l’utilisation de symboles communs.

L’œuvre présentée au grand public se veut une version actualisée de l’œuvre classique de la renaissance «La naissance de Vénus» de Botticelli. Il s’agissait de réaliser une sculpture monumentale en Granite d’environ quatre à cinq mètres de hauteur reprenant des formes de coquillages, icônes présents à la fois dans les œuvres : « La naissance de Vénus et Saint-Jacques le Grand». L’ensemble de la sculpture se veut une représentation de Vénus débarquant sur le rivage.

Vénus qui est née de l’écume de la mer est représentée à la fois par la forme d’une vague, d’une fleur et d’un coquillage dans sa forme hybride.

Malgré le poids énorme des modules de granite, l’ensemble de la sculpture donne l’impression de flotter dans le paysage. Pour ce faire, j’ai laissé un noyau central sous la coquille Saint-Jacques de façon à ce que ses contours ne touchent pas au sol et le rapport entre le module supérieur (Vénus) (granite noir cambrien), et la coquille Saint-Jacques (granite gris Standstead) est minimal afin de donner l’impression qu’elle vient tout juste de s’y déposer. Cette façon de représenter la scène est inspirée à la fois de l’œuvre de Botticelli où Vénus est debout sur son coquillage flottant sur l’eau et de Dali dans sa représentation de Saint-Jacques chevauchant entre la terre et le ciel.

La sculpture sera coiffée par des arbres qui seront taillés de façon à créer une voute autour de l’œuvre et ainsi intégrer le paysage environnant à la sculpture et vice et versa. Les bouleaux qui ont été plantés sur le site pourront agir dans l’ensemble comme symbole du vent et du temps. Ces noms seront gravés à même leur écorce et les identifierons comme tels.